Didier entend le quartier retentir ici et là bas..


Didier habite rue Aristide Briand. Il aime sa rue, ses voisins, son quartier..

Depuis quand habites tu dans ta rue ? Qu'est-ce qui t'a fait acheter cette maison ?

Nous nous sommes installés dans notre maison, rue Aristide Briand, il y a exactement 20 ans, en 2000.
Nous connaissions Robien et il y avait, à l’époque, pas mal d’opportunités qui correspondaient bien à ce que nous avions en tête : plus de place pour la famille, un jardin, la présence de commerces accessibles, de la gare…
Les prix étaient raisonnables et la maison nous a plus !
Parmi les autres arguments de Robien il y avait déjà celui de la dynamique de quartier que nous connaissions.
L’adhésion au CAR a été une évidence.

Quelles sont tes relations avec tes voisins ? Avez-vous l'habitude, en temps normal, d'avoir des relations de voisinage. Organisez-vous des temps conviviaux ? Y a t'il eu des changements dans ta rue ? De nouveaux voisins ?

Très vite les relations avec les voisins ont été très cordiales, dans la rue et dans celles qui lui sont proches, régulièrement conviviales, attentives…mais aussi évolutives au gré des arrivées et des départs même si, finalement, le voisinage est resté plutôt stable.

Que faites vous aujourd'hui ? Qu'apportent ces rendez-vous du soir ? Avez vous envie de continuer après le confinement ? Qu'apporte, de positif cette période ?

Dans le contexte extraordinaire du confinement les contacts sont pourtant presque plus fréquents, dans le cadre d’une vie « ralentie ». On se préoccupe des uns et des autres et on regrette de ne pas pouvoir dignement accueillir l’arrivée d’un nouveau-né de la rue en se jurant de remettre ça au plus vite !
On se dit encore plus bonjour, d’un jardin à l’autre, ou sur le trottoir (en gardant la distance !) par-delà la clôture.
On regrette les cris des enfants dans le parc mais on entend plus ceux des oiseaux…
Et puis il y a le rendez-vous du soir, pris dès le départ, côté square (qui résonne bien !) et côté rue qui permet d’entendre le quartier retentir là-bas, plus loin…
Côté square, sur chaque terrasse et à plusieurs fenêtres on se voit…et on s’entend, à coup de casseroles et de tambourin et même de bombarde (merci fifi !) !
Côté rue, des voisines sortent alors, l’une avec une clochette et une autre plus loin pour applaudir…
Ce message d’amitié et de soutien, d’autres voisin(e)s qui travaillent comme infirmier(e) ou technicien(ne) à l’hôpital, peuvent l’entendre en direct !

C’est bien peu au final, mais pas si mal…
Quand même, vivement l’après, vraiment ensemble !

Photo du Square Barillot lors du repas de quartier 2018