Habiter à Robien 9 Les maisons dans des lotissements

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  • Maison d''origine ouvrière, 4 rue François Merlet
    Maison d'origine ouvrière, 4 rue François Merlet
  • Cité des cheminots boulevard Paul Doumer
    Cité des cheminots boulevard Paul Doumer
  • Projet de lotissement rue de Trégueux, habitat labellisé "passif".
    Projet de lotissement rue de Trégueux, habitat labellisé "passif".
  • Cité Forges-et-Laminoirs, boulevard Paul Doumer
    Cité Forges-et-Laminoirs, boulevard Paul Doumer
  • Cité boulevard Paul Doumer
    Cité boulevard Paul Doumer
  • Lotissement boulevard Vauban
    Lotissement boulevard Vauban
  • Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
    Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
  • Lotissement ouvrier, impasse Béziers de Lafosse
    Lotissement ouvrier, impasse Béziers de Lafosse
  • Le jardin Vaucouleur, cité des Forges et Laminoirs
    Le jardin Vaucouleur, cité des Forges et Laminoirs
  • Suite de maisons ouvrières, rue Jules Ferry
    Suite de maisons ouvrières, rue Jules Ferry
  • Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
    Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
  • Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
    Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
  • Pignon d''une maison ouvrière. Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
    Pignon d'une maison ouvrière. Lotissement "de la poudrière", rue Chapelain de la Ville Gérin. Robien
  • Maison et emplacement d''une maison détruite. Cité SNCF rue Cuverville
    Maison et emplacement d'une maison détruite. Cité SNCF rue Cuverville
  • Lotissement SNCF rue Cuverville
    Lotissement SNCF rue Cuverville
  • Lotissement rue Luzel
    Lotissement rue Luzel
  • Maison d''origine ouvrière, rue Robespierre.
    Maison d'origine ouvrière, rue Robespierre.
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Enquête participative : « Racontez-nous votre maison »

Les maisons construites dans le cadre de lotissements


Vous pouvez retrouver le sujet abordé dans cet article avec beaucoup d’autres informations plus complètes et mises à jour en cliquant - ici



A la veille de la guerre 14-18, on trouve 172 maisons regroupées autour des quelques rues qui existent alors dans le quartier de Robien, et 52 maisons éparpillées ici ou là.

En 1931, on dénombre 477 maisons ; c’est le double. Cette augmentation importante est le fait d’une forte urbanisation organisée dans le cadre du développement de lotissements.

Les lotissements à forte identité


Le quartier de Robien possède plusieurs lotissements bien identifiables, construits en particulier dans les années 30. Il s’agit en particulier des sept lotissements suivants, caractérisés par une forte unité socio-professionnelle et une unité de construction.


LES LOTISSEMENTS DE CHEMINOTS
- L’ensemble construit en 1931 par l’architecte Jean Fauny boulevard Paul Doumer, rue Louis Hélary, rue Anne de Bretagne et rue Denis Papin.
Pour plus de précisions voir l’article « La cité des cheminots »

- Les maisons de cheminots de la rue Cuverville dont il ne reste plus qu’une seule construction car les autres ont été détruites.



LES LOTISSEMENTS DES FORGES et FONDERIES
- Les maisons construites pour des ouvriers des Forges et Laminoirs dans le boulevard Doumer. Ce sont de petites maisons aux toitures en tuile, en bord de route et en retrait.

- Le petit lotissement de 10 maisons ouvrières impasse Béziers de la Fosse.
Pour plus de précisions voir l'article


- Le lotissement de la rue Chapelain de la Ville Guérin était appelé "Le lotissement de la poudrière". Le chantier est achevé un peu avant les années 50, dans une rue spécialement créée pour loger des ouvriers des Forges-et-Laminoirs.
Les maisons de la rue Chapelain de la Ville Guérin sont bien reconnaissables car elles sont toutes construites sur le même principe avec des plaques de ciment. Cette technique a permis de bâtir très rapidement les logements concernés.
Habiter dans ces maisons était considéré comme une très grande chance et les ouvriers étaient tirés au sort pour savoir qui pourrait y loger.
POURQUOI LA POUDRIÈRE?
La rue François Villon, séparée par une mince bande de terrain de la rue Chapelain de la Ville Guérin, s'appelait "chemin de la Poudrière" au moins jusqu'en 1947.
Ce nom de "poudrière" vient du fait qu'entre ces deux rues, il y avait un entrepôt de poudre. Celui-ci était gardé par des militaires encore au début du siècle. Il fut abandonné par l'armée beaucoup plus tard et le bâtiment fut détruit. le terrain qui avait été envahi par des ronces fut nettoyé et quelques maisons furent bâties sur cet espace.


- Les maisons des contremaîtres des Forges et Laminoirs, au 2, 4 et 6 boulevard Vauban et rue Luzel.

Celles du boulevard Vauban ont des petits airs de chalets avec leur toiture très pentue. Leurs couleurs vives présentent une originalité dans le tissu urbain. Celles de la rue Luzel sont en pierres de taille et possèdent un étage. De petites maisons ouvrières devaient exister également en complément des maisons de contremaîtres mais elles ont disparu.

-Après guerre, Rue Luzel, il existait aussi des chalets en bois confortables avec jardin. L'usine se situait alors entre le boulevard Carnot et le boulevard Hoche.
On peut aussi noter que dans la rue Jules Ferry, au 83, 85 et 85, trois maisons ouvrières semblables se suivent mais cela ne constitue pas, vu le nombre, un lotissement.

De même, dans les rues François Merlet et Robespierre, proches de la fonderie, on trouve de petites maisons ouvrières trop peu nombreuses pour que l'on parle de lotissement mais qui sont très ressemblantes.


UN LOTISSEMENT COMMERCIAL
- Les maisons mitoyennes de la galerie commerciale (Habitat à Bon Marché) construite en 1928. C’est là que vous trouvez aujourd’hui la Crêperie Bleu Marine et le salon de coiffure, rue Aristide Briand.
Pour plus de précisions voir l'article


UN LOTISSEMENT D'URGENCE
Le Tertre Marie-Dondaine n’est pas un lotissement au sens classique du terme mais il en possède plusieurs caractéristiques : les habitations sont très rapprochées, situées sur un espace bien identifié, elles ont une unité de style reconnaissable (des baraques en bois, de la même taille, construites avec les mêmes matériaux), elles disposent d’un petit jardin potager.
Cet ensemble de baraques a été créé dans l'urgence par des gens qui venaient travailler à St Brieuc, des déracinés n'ayant pas les moyens de payer un loyer. On note dans les professions des chefs de famille du Tertre en 1936 : trois manœuvres, un mouleur aux forges et laminoirs, un chiffonnier, un cimentier, un rémouleur... De nos jours, on parlerait de travailleurs pauvres.


CONCLUSION
Plusieurs lotissements de Robien sont créés par les deux grands employeurs « historiques » du quartier des secteurs du chemin de fer et de la fonderie. Ils sont donc très marqués par une population ouvrière. Ils ont pour but de rapprocher les ouvriers et leur famille des deux principaux lieux de production et d’emploi du quartier.


Les lotissements sans cahier des charges strict


L’année 1927 marque à Robien le commencement des lotissements. Toutefois, il faut plutôt entendre ce terme de « lotissement » comme la possibilité de construire mais sans véritable unité architecturale dans des secteurs qui viennent à peine de s’ouvrir à l’urbanisation du moment.

En 1927, le premier est le Lotissement ACART, il consiste en 18 lots à la jonction du boulevard Hoche prolongé et de la future rue de l’Ondine qui n’est pas encore baptisée ainsi.

1927 Lotissement WEILL.

De celui-ci date véritablement l’urbanisation du cœur de Robien. Il est constitué par un immense quadrilatère de près de 10 hectares, bordé au midi par le ruisseau de Gouédic, à l’ouest par la rue Jean Jaurès, à l’Est par la rue Anne de Bretagne, et traversé en son milieu par la rue du Pont Chapet. L’ensemble est morcelé en 188 lots.



1932 Lotissement EPIVENT : 11 lots entre l’étang de Robien et la rue Jules Ferry.
1932 Lotissement CARRE-TANGUY : 54 lots situés de part et d’autre de la rue du Pré-Chesnay qui sera dénommée ainsi en 1935.

1933 Lotissement ROBERT : 67 lots à l’angle de la rue Abbé Garnier et de la rue de Trégueux, traversé par la rue Bir Hakeim, qui ne sera dénommée qu’en 1947


1933 Lotissement LAURENT : 28 lots en contrebas du Tertre Marie-Dondaine.


1935-1936 Lotissement LAURENT dans ce qui deviendra l'avenue des Tilleuls.



Remarque :

En 1936, il n'y a ni rue ni construction dans le secteur qui deviendra l'avenue des Tilleuls. C’est la société « A et H. Laurent frères », (Alphonse et Henri-Marc Laurent) établie au 14 de la rue Jules Ferry, qui a fait établir cette rue à l’occasion de la création du lotissement.
Les autorités chargent la société "Laurent et frères" de terminer la rue dans les deux ans suivant la vente des terrains aux particuliers et des projets de constructions.

Racontez-nous votre maison dans un lotissement


Sur le site, plusieurs articles ont déjà présenté certains ensembles de maisons qui forment des lotissements originaux, mais racontez-nous aussi comment vous vivez dans ces lotissements :
Connaissez-vous les dates de construction, l’architecte ? Ce lotissement a-t-il été construit pour une population particulière (ouvriers d’une usine par exemple). Est-ce que la proximité des habitations dans ce lotissement est source de problèmes ou d’enrichissements ? S’est-il passé des événements importants dans votre maison ? Dans votre lotissement ? Comment cette maison a-t-elle évolué au fil du temps (extension) ? Quelles sont les contraintes lorsque l’on souhaite rénover ? Etes-vous satisfaits ou non de votre habitation et pour quelles raisons (éléments de caractère patrimonial, matériaux, jardin, superficie, proximité de commerces et services, logement adaptée aux familles ou autre, économe en énergie) ?

Les différentes catégories d'habitats


Dans cet article, vous trouvez une présentation et un neuvième appel, sur les logements dans des lotissements.

Vous pouvez aussi retrouver les autres fiches déjà publiées. Elles ont été enrichies depuis leur première publication.

1. Les maisons du « vieux Robien » 2. Les maisons en bandes 3. Les maisons individuelles du 19e et début 20e 4. Les maisons dans le style néo-breton, néo-normand 5. Les maisons avec des influences Art Nouveau et Art Déco 6. Immeubles ou maisons avec des angles arrondis 7. Les maisons contemporaines, maisons d’architectes 8. Réutilisation du patrimoine industriel ou commercial 9. Les maisons construites dans le cadre de lotissements 10. Les logements collectifs 11. Les habitations atypiques

Sources


Recensement 1936, archives départementales.
Anciens journaux du CAR (février 1992 pour le lotissement de la Poudrière)
Articles du site du CAR sur les rues de Robien
Avec les contributions de Claude Corack, Didier Le Buhan, Michel Le Borgne, Xavier Pageot, Claude Le Sayec, Mary Simon, Guillaume Agouf...

Recherches, photographies, rédaction et coordination Richard Fortat. Avril 2020. Transmettez vos propositions, vos remarques et compléments d'information à l'aide du formulaire de contact, merci d'avance.