L'histoire des 37 bistrots de Robien. 1 Panorama complet.

  • L''histoire des 37 bistrots de Robien. 1 Panorama complet. 0
  • Bar "Chez Rouallan" puis "Chez Théo", 59 rue Luzel
    Bar "Chez Rouallan" puis "Chez Théo", 59 rue Luzel
  • Enseigne du Café du dimanche, boulevard Hoche
    Enseigne du Café du dimanche, boulevard Hoche
  • Emplacement du bar "Le Pavillon Bleu", proche de St Brieuc Fonderie.
    Emplacement du bar "Le Pavillon Bleu", proche de St Brieuc Fonderie.
  • Emplacement du bar "Chez Poinsignon" à l’angle de la rue Jules Ferry et de la rue Lemonnier.
    Emplacement du bar "Chez Poinsignon" à l’angle de la rue Jules Ferry et de la rue Lemonnier.
  • Avant le restaurant Stella Maris qui a ouvert en 2003, c''était ici le bar de La Croix Verte, 3 rue abbé Garnier
    Avant le restaurant Stella Maris qui a ouvert en 2003, c'était ici le bar de La Croix Verte, 3 rue abbé Garnier
  • Au rez-de-chaussée de ce grand bâtiment blanc se trouvait "Le café Hamon", devenu "Chez Boulma", 4 rue Luzel.
    Au rez-de-chaussée de ce grand bâtiment blanc se trouvait "Le café Hamon", devenu "Chez Boulma", 4 rue Luzel.
  • Bar-restaurant "Les trois marchands" 12 rue Luzel
    Bar-restaurant "Les trois marchands" 12 rue Luzel
  • Ancien débit de boisson, "Chez Nicolas" 19 rue Jules Ferry
    Ancien débit de boisson, "Chez Nicolas" 19 rue Jules Ferry
  • Article Ouest-France années 90.
    Article Ouest-France années 90.
  • La patronne et les clients du bar "Le 101". Article Ouest-France années 90.
    La patronne et les clients du bar "Le 101". Article Ouest-France années 90.
  • Article Ouest-France années 90.
    Article Ouest-France années 90.
  • Article Ouest-France années 90.
    Article Ouest-France années 90.
  • Le Sympatic, 9 rue Carnot. Article Ouest-France années 90.
    Le Sympatic, 9 rue Carnot. Article Ouest-France années 90.
  • Le bar "Le 101" était ici avant "Saveurs d''Asie"
    Le bar "Le 101" était ici avant "Saveurs d'Asie"
  • "Le 101" de la rue Jules Jules Ferry
    "Le 101" de la rue Jules Jules Ferry
  • Le bar "chez Line" existait ici avant L''ours herbivore au 2 rue de Trégueux.
    Le bar "chez Line" existait ici avant L'ours herbivore au 2 rue de Trégueux.
  • Bar-restaurant L''horizon, 43 rue de Trégueux.
    Bar-restaurant L'horizon, 43 rue de Trégueux.
  • Au 9 rue Jules Ferry se trouvait Le Chêne Doré, un bar-restaurant-hôtel
    Au 9 rue Jules Ferry se trouvait Le Chêne Doré, un bar-restaurant-hôtel
  • M et Mme Ramio devant leur bar-restaurant "Le Tourbillon" dans les années 70, 31 rue de Robien.
    M et Mme Ramio devant leur bar-restaurant "Le Tourbillon" dans les années 70, 31 rue de Robien.
  • Tout à gauche le mur du "Café Morvan", un bar de la rue Abbé Garnier
    Tout à gauche le mur du "Café Morvan", un bar de la rue Abbé Garnier
  • Le bar-restaurant F. Nicolas devenu beaucoup plus tard "Le Tourbillon", 31 rue de Robien. Collection André Bougeard
    Le bar-restaurant F. Nicolas devenu beaucoup plus tard "Le Tourbillon", 31 rue de Robien. Collection André Bougeard
  • Au début du XXe siècle, le bar G. Michel. Agrandissement de carte postale. Collection André Bougeard
    Au début du XXe siècle, le bar G. Michel. Agrandissement de carte postale. Collection André Bougeard
  • Bar "Chez Gicquel" 65 rue Luzel
    Bar "Chez Gicquel" 65 rue Luzel
  • Ancien bar de l''industrie, 28 rue Jules Ferry
    Ancien bar de l'industrie, 28 rue Jules Ferry
  • Dans la rue Jules Ferry, Le bar de l''industrie, au début du XXe siècle. Collection André Bougeard
    Dans la rue Jules Ferry, Le bar de l'industrie, au début du XXe siècle. Collection André Bougeard
  • Le bar de la Croix verte, 3 rue Abbé Garnier, aux environs de 1900. Agrandissement d''un détail de carte postale.
    Le bar de la Croix verte, 3 rue Abbé Garnier, aux environs de 1900. Agrandissement d'un détail de carte postale.
  • L''ancien bar de La Croix Verte, 3 rue Abbé Garnier.
    L'ancien bar de La Croix Verte, 3 rue Abbé Garnier.
  • Le bar de la Passerelle, boulevard Carnot
    Le bar de la Passerelle, boulevard Carnot
  • "Le tourbillon", à l''angle du boulevard hoche et de la rue de robien
    "Le tourbillon", à l'angle du boulevard hoche et de la rue de robien
  • Ancien bar "La Petite vitesse" devenu le Pub "Le Milord", 2 rue Jules Ferry
    Ancien bar "La Petite vitesse" devenu le Pub "Le Milord", 2 rue Jules Ferry
  • L''Express, un ancien café du boulevard Carnot.
    L'Express, un ancien café du boulevard Carnot.
  • Le "Café Morvan" rue Abbé Garnier, démoli en 1972.
    Le "Café Morvan" rue Abbé Garnier, démoli en 1972.
  • "Chez Josiane", ancien bar au 60 de la rue Luzel
    "Chez Josiane", ancien bar au 60 de la rue Luzel
  • Fermeture de Chez Josiane, journal du CAR, septembre 2010
    Fermeture de Chez Josiane, journal du CAR, septembre 2010
  • Emplacement du bar "Chez Monique" 114 rue de Trégueux
    Emplacement du bar "Chez Monique" 114 rue de Trégueux
  • Emplacement du bar "Chez Poinsignon", à l''angle des rues Lemonnier et Jules Ferry.
    Emplacement du bar "Chez Poinsignon", à l'angle des rues Lemonnier et Jules Ferry.
  • Emplacement du bar "Chez Ruellan" 8 rue de Trégueux
    Emplacement du bar "Chez Ruellan" 8 rue de Trégueux
  • M. Boulain à l''intérieur du bar Le Chêne Doré, 9 rue Jules Ferry
    M. Boulain à l'intérieur du bar Le Chêne Doré, 9 rue Jules Ferry
  • La famille Boulain devant leur bar-restaurant Le Chêne Doré, 9 rue Jules Ferry
    La famille Boulain devant leur bar-restaurant Le Chêne Doré, 9 rue Jules Ferry
  • Jeu de boules bretonnes au bar "Chez Monique" rue de Trégueux
    Jeu de boules bretonnes au bar "Chez Monique" rue de Trégueux
  • L''emplacement du bar "Le Pavillon Bleu", en face de St Brieuc Fonderie.
    L'emplacement du bar "Le Pavillon Bleu", en face de St Brieuc Fonderie.
  • 60 Rue Luzel, le bar "Chez Josiane" en 2008. Photo Alain Le Flohic
    60 Rue Luzel, le bar "Chez Josiane" en 2008. Photo Alain Le Flohic
  • Le bar tenu par Marie Tocquer. Au début de la rue Jules Ferry au numéro 1, vers 1900, sur le côté gauche, une inscription sur les volets "Café" et "Cidre".
    Le bar tenu par Marie Tocquer. Au début de la rue Jules Ferry au numéro 1, vers 1900, sur le côté gauche, une inscription sur les volets "Café" et "Cidre".
  • L''ancien "Les Sixties" 121 rue de Trégueux
    L'ancien "Les Sixties" 121 rue de Trégueux
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Petit retour sur l'histoire des 37 bars du quartier.

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Les bistrots de Robien ont pendant longtemps été fréquentés par la population ouvrière des grandes usines du quartier. La rue Luzel comptait à elle seule quatre bistrots. Aller au bar était pour beaucoup le petit plaisir que l’on pouvait se payer. C'était aussi l'endroit où on faisait ses courses car on ne compte pas dans le quartier le nombre de bar-épicerie.

Avec l’augmentation de la population dans le quartier, il était tentant d'ouvrir un débit de boissons. Souvent ce sont des femmes qui ouvrent ces établissements dans leur propre maison. Quelques tables, des chaises, du café chaud, des bouteilles de cidre et de vin et l'on peut servir facilement au verre à des ouvriers qui sortent des usines et des ateliers de Robien.

Un grand marché se tenait aussi à Robien et cela amenait de nombreuses personnes dans le quartier et donc dans les bars et restaurants. Les éleveurs, qui avaient apporté leurs animaux le matin, et les fermiers venaient boire un coup dans les bistrots voisins et restaient manger le midi. Les bars-restaurants faisaient même plusieurs services.

En dehors de ce jour exceptionnel du marché, le bistrot, c’est aussi le lieu où on retrouve les amis, les habitués, on paie sa tournée, on y discute de tout parfois un peu trop fort, on sort du travail et avant de rentrer à la maison, le petit tour au bar est incontournable.
Les activités au café étaient bien différentes au cours de la journée : petit café le matin, apéro le midi, jeux de cartes l’après-midi, verre de rouge, concours de belote. Quand on est à la retraite ou au chômage c’est aussi un moyen de continuer à avoir une vie sociale.


Aujourd’hui, avec la baisse de l’activité industrielle, ce temps est révolu et le seul qui subsiste aujourd’hui, sans activité de restauration, est le bar de la Passerelle.Dans une série d’articles publiés par Ouest-France à la fin des années 90, on trouve quelques portraits des personnes du quartier qui ont tenu ces bars. C’est l’occasion de faire un petit retour en arrière et d’en appeler aussi à vos souvenirs pour compléter cet article (lieux précis, année d’ouverture et de fermeture...). Déjà plusieurs personnes ont étoffé ce récit.

Tous ces bars qui ont disparu...

Boulevard Carnot : Le Bon coin, Le Café des Cheminots, L’Express.


En 1901, dans le recensement de la population on apprend le nom de quatre propriétaires de débits de boissons dans la rue Carnot mais il est difficile de les situer car les lieux ont beaucoup changé. Les propriétaires mentionnés sont donc les suivants : au numéro 58, Marie-Anne Dily, née Audrain, au numéro 60 Jean-Marie Busson, au numéro 62, Guy Michel et au numéro 81 Marie-françoise Maffart née Jean.

Nous présentons ci-dessous les bars que l'on peut encore localiser facilement de nos jours.


1. LE BON COIN puis LE MAT'XANDRA
Dans le boulevard Carnot au numéro 3, en 1931 on trouve Rosalie Le Coq comme restauratrice. Et en 1936 il y avait le restaurant de Marcel et Rosalie Le Bars.
Plus tard, on trouvait à cet emplacement le bar « Le Bon coin » . Ce bar avait autrefois comme propriétaires les soeurs Bougeard qui avaient aussi un bar au 10 de la rue Jules Ferry. Un changement de propriétaire a entraîné un changement de nom pour le Bon Coin. Le nouveau nom, le Mat’Xandra était formé à partir des prénoms des deux enfants du propriétaire en question : Mathieu et Alexandra.De nos jours, cet établissement est "Caramel et Compagnie".


2. LE CAFÉ DES CHEMINOTS puis LE SYMPATIC
Au 9 boulevard Carnot,en 1906  on avait Mathurin Mahoudo, inscrit comme débitant.
En 1931, le nouveau propriétaire est René Leroy, mentionné comme "cafetier".En 1936, c'était le restaurant de Rosalie Tréhorel.Plus tard, on avait "Le Café des Cheminots" au 9 boulevard Carnot. Il était appelé aussi "Chez Pincemin". L'établissement est devenu ensuite Le Sympatic, ouvert dans les années 70. Les clients de l'époque appréciaient particulièrement les grillades avec des sarments de vigne dans la cheminée. Les fagots restaient sur le trottoir quand ils étaient livrés.
Ce café-restaurant a changé ensuite de style et de nom et il a pris pour nom « Le Zen ».



3. Le bar du 15 boulevard Carnot
En 1906, on a Caroline Busson, née Le Bras, comme débitante au numéro 15


4. L'EXPRESS ou CHEZ COLETTE,  CHEZ JACKY
Mais, en 1906, dans le boulevard Carnot au numéro 23, il y avait aussi le bar de Marie-Françoise Louargant, débitante.Puis ce sont Jean et Marie Perron, recensés en 1931. Ensuite, Louis et Sidonie Lorant, sont recensés en 1936.
Le bar a changé de nom bien plus tard et s'est appelé l’Express, appelé aussi "Chez Colette" dans les années 90" quand Colette Troadec tenait l'établissement puis "Chez Jacky" car le patron était Jacky Troadec. D'après les souvenirs de Jean-Claude Le Chevère, ce petit café a dû ouvrir dans les années 70 et le patron devait faire du basket, ou il avait quelques liens avec La Vaillante. On voit encore l’enseigne peinte avec inscrit "Café Daoulas" et "Dom Rémy". L'établissement a fermé en 2009.



5. Bar de M et Mme Hellio
En 1931 et 1936, on trouvait au numéro 31 Yves et Marie Hellio, débitants et au 33 Aimé et Victorine Lainé, cafetier (voir le numéro 25 de notre liste avec Le Bar de la Passerelle)


Rue Jules Ferry : Chez Marie Tocquer, Le Chêne Doré, Chez Bougeard, Le Bar de l’industrie, Chez Poinsignon, Le 101...



Au tout début de la rue Jules Ferry, vers 1900, il y avait déjà un bar où l'on servait du café et du cidre (voir la photo d'époque). Sur une carte postale de 1917 qui représente la passerelle au dessus du chemin de fer, il est indiqué "Côté Petite Vitesse".

6. LE CAFE DE MARIE TOCQUET au 1 RUE JULES FERRY
Le café situé au 1 de la rue Jules Ferry était tenu depuis au moins 1906 par Marie Tocquer. Elle est bien mentionnée comme débitante dans le recensement de cette année-là. Marie Tocquer est née en 1864, son mari Hervé-Marie est alors conducteur de chemin de fer, employé à la compagnie de l'Ouest. Ils ont trois fils et une fille. Leur arrivée à St Brieuc date d'au moins 1896, à la naissance de leur premier fils.
Sur une carte postale ancienne, on voit ce débit de boisson une inscription sur les volets "Café" et "Cidre".

7. LE CAFÉ MICHEL, LE MILORD PUB, LE D4
Le Café Michel était situé à l'angle du boulevard Carnot mais au 2 rue Jules Ferry. C'est un bar qui devait exister aux alentours de 1900. En 1906, d'après le recensement, il est tenu par Jeanne Michel, née Guitton, née en 1863 à St Donan. Guy Michel, son mari, est serrurier chez Auffray.
Bien plus tard, ce bar était tenu dans les années 70 par une dame seule.
Ensuite,  il a été remplacé par un bar de nuit, Le Milord Pub, repris en 1994 par Jean-Noël Lévèque. Ce pub proposait des soirées à thème pour créer des ambiances de fête.
"Le Tavarn abadenn" au 2 rue Jules Ferry a fait suite au Milord Pub. Il y a eu plusieurs changements de nom pour cet établissement avant sa fermeture.
Par exemple ce bar s'est appelé "Le D4", c'était un bar à bières. Il a fermé en 2010.

ANECDOTE
Le 13 mai 1996 est resté comme une date mémorable du Milord Pub. Ce soir là, des habitués, une vingtaine de personnes, sont arrivés vêtus de peaux de bêtes pour la soirée Cro-magnon



8. LE CHÊNE DORÉ

Au numéro 9 de la rue Jules Ferry (on trouve aussi l'adresse 2 rue Guébriant car la maison fait l'angle), il y avait un bar-restaurant dont on voit à peinte l'enseigne de nos jours. L'établissement a ouvert dans les années 30 

Cet établissement a fonctionné jusqu'au début des années 70.
La première trace dans les archives date de 1931 où l'on trouve dans le recensement Jean Auffray inscrit comme débitant.
Dans le recensement de 1936 les propriétaires ont changé, il s'agit de Pierre et Victoire Boulain.
L'établissement s'appelle "Le Chêne Doré". Nous savons que Pierre Boulain travaillait à Sambre-et-Meuse et en plus il avait quatre jardins qui lui donnaient beaucoup de légumes qui alimentaient la cuisine du restaurant. Victoire, son épouse, était aux fourneaux et c'est elle qui dirigeait le restaurant. Toute la journée, le bar fonctionnait avec des gens du quartier principalement. Et le soir, il y avait de l'ambiance, une population très diverse se côtoyait, les gens racontaient des histoires drôles et rigolaient. C'est un bar-restaurant-hôtel qui marchait très bien.
De nombreux ouvriers de l'usine de la conserverie Le Bigot, qui se trouvait juste en face, venaient à 10h du matin faire leur pause et boire un coup de cidre.
Au Chêne Doré Monsieur Boulain achetait du cidre en barrique et on le vendait à la tirette. Les gens du quartier venaient avec leurs bouteilles vides.



ANECDOTE : Au Chêne Doré on louait aussi des chambres. Parmi les locataires, à la fin des années 60, on trouve Alain Victor, un Manceau qui travaillait à la SNCF et qui était surtout connu comme boxeur : il fut, au cours de ces années-là, plusieurs fois champion de France en catégorie poids lourds.

ANECDOTE :

Jeannine se souvient que, quand elle s'est mariée (avec le fils de la maison Boulain), tous les bistrots du coin avaient donné un coup de main pour le repas de la noce. Les patrons de bistrots de la rue Jules Ferry étaient des amis, pas des concurrents.



ANECDOTE :
Les belles années du Chêne Doré étaient le résultat d'une clientèle fidèle et des voyageurs de commerce hébergés dans la pension. Mais dans les années 70, de moins en moins de gens occupaient les chambres de la pension. M et Mme Boulain ont pu tenir encore quelques temps en transformant leur établissement en hôtel social.



9. CHEZ CONAN, CHEZ BOUGEARD
Le bistrot au 10 rue Jules Ferry était tenu au moins depuis 1906 par Jean-Marie Conan, né en 1859 à Lanrodec et par Marie-Louise Conan, née Gallo, originaire de Plouagat. Nous en avons des traces  dans le recensement de 1906.
Plus tard, le bistrot du 10 rue Jules Ferry était connu sous le nom de "Chez Bougeard ". Ce bar était tenu par François et Rose Bougeard (recensements de 1931 et 1936) puis par les sœurs Bougeard. C'était, parait-il, un restaurant de qualité. L'établissement est devenu ensuite le restaurant "Le Manguier" (emplacement actuel du restaurant O’Saveur).




10. CHEZ NICOLASAu 19 de la rue Jules Ferry se trouvait le débit de boisson "Chez Nicolas". Il était tenu par François Nicolas, né à Iffignac en 1859 et Marie Nicolas, née Le Charpentier, née en 1860 à Langueux.


11. BAR DE L'INDUSTRIE
Dans la rue Jules Ferry, au numéro 28, on trouve encore la trace au dessus de la porte de l’enseigne peinte du « Bar de l’industrie-Restaurant ». Il était aussi appelé "Chez Gestin".
Dans le recensement de 1931 on a Françoise Coeuret inscrite comme débitante, et en 1936, on trouve Marie Magadur, installée comme restauratrice.


12. "CHEZ BERTHELOT", "CHEZ POINSIGNON"
Le bar "Chez Poinsignon" (connu sous ce nom) se situait à l’angle de la rue Jules Ferry au 49 et de la rue Lemonnier. Il est possible que ce soit aussi  le lieu où était le pub Le Tiky's dans les années 90.Déjà en 1936 Émile Berthelot et sa femme Joséphine étaient recensés comme cabaretiers à cet endroit.


13. LE BISTROT MARO
Au numéro 99, Victor Maro et sa femme Françoise sont inscrits comme "débitants" dans les recensements de 1931 et 1936. La maison a été détruite.

14. LE 101
Le bar « Le 101 » était situé au 101 de la rue Jules Ferry. Le 101 était aussi appelé "Chez Mareau" et il a été remplacé par le traiteur « Saveur d’Asie ». La patronne du 101 avait pour devise "Au 101 on est bien, on s'en souvient et on y revient !"


15. Le bar du numéro 105
Honorée Briand est recensée comme "cafetière" en 1931 au 105 de la rue Jules Ferry



Le bout de la rue Jules Ferry : Le Tout va bien et le Pavillon Bleu

16. LE TOUT VA BIEN
Le « Tout va bien », bar-hôtel à l’angle de la rue Jules Ferry (au 113) et du boulevard Jean Macé, a fermé en Octobre 2016.
Ce bar-hôtel ne portait vraiment pas bien son nom, c'est le moins que l'on puisse dire ! Les propriétaires avaient de gros problèmes de voisinage, dans les dernières années cet établissement a été le lieu de la mort suspecte de la propriétaire en 2009, d'un incendie en 2016 et aussi d'un braquage !

article Ouest-France 2008
article Ouest-France 2009
article Ouest-France 2016


17. LE PAVILLON BLEU
Le Pavillon Bleu était un bar, en face au Tout Va Bien, à peu près à l’emplacement actuel d’une agence d’intérim. Le Pavillon Bleu qui se partageait la clientèle de Sambre-et-Meuse avec le Tout Va Bien organisait aussi des bals en fin de semaine.

Rue Luzel : Les Trois Marchands, le bar de Lulu, le Café Hamon puis Chez Boulma, et Chez Josiane.

Comme pour le boulevard Carnot, en 1901, dans le recensement de la population on apprend le nom de trois propriétaires de débits de boissons et d'un aubergiste dans la rue du Carpont (devenue rue Luzel?) mais il est difficile de les situer car les lieux ont beaucoup changé. Les propriétaires mentionnés sont donc les suivants :

au numéro 95 Louise Viémont (veuve) née Balavoine, débitante de boissons, au numéro 97 Guillaume Garilloux, aubergiste et Marie-Françoise Le Dily (veuve) née Hamon, débitante de boissons.

En 1906, il est question de Jeanne-Marie Robert (veuve) née Eono, débitante de boissons et de Pierre Le Coq, débitant.
Pour rester à une époque plus récente, nous partons du rond-point au bout du boulevard Carnot pour descendre en direction de Ploufragan.


18. LE CAFÉ HAMON, CHEZ BOULMA
Le café-restaurant Hamon existait dans les années 40, il était situé au numéro 4 de la rue Luzel, sur la droite, en venant de la Croix Mathias. C'est un grand bâtiment blanc de 3 étages, dont le rez-de-chaussée était occupé par le bar-restaurant.
Puis l'établissement est devenu "Chez Boulma", il y avait des allées de boules. L'établissement était aussi connu car le patron, d'origine Algérienne, servait de bons coucous. Le patron est ensuite parti vers Binic.



19. LE CAFÉ STENNOU
Au numéro 6, en 1906, on avait déjà Joséphine Carrée, née Hingant, inscrite comme débitante.
Yves et Françoise Stennou exerçaient la profession de cafetiers (recensements de 1931 et 1936)


20. LE CAFÉ LE NOUVEL, LE CAFÉ MARCHAND puis LES TROIS MARCHANDS
Jean et Célestine Le Nouvel étaient installés comme cabaretiers au 12 rue Luzel (recensements de 1931 et 1936)
Le café Marchand était tenu par M Marchand ! A la disparition de ses parents, Léone, la fille de la maison, a repris le bistrot.
Puis après 1945, l'établissement s'est appelé le bar-restaurant « Les trois marchands ». La propriétaire en 1961 est Mme Yvonne Roland, son établissement est immatriculé au registre du commerce depuis le 22 mars 1961. Puis c'est Léone Kerrirzin qui a repris le 8 juillet 1980 avant de fermer le 16 juillet 2002.

ANECDOTE

Claude Corack se souvient que son père qui travaillait comme chauffeur de four aux Forges et Laminoirs Vaucouleur allait régulièrement au café Lemarchand à la fin des années 40. Il se souvient des réunions syndicales de la CGT qui se tenaient dans ce café




21. Un bar au numéro 14
Marie-Louise Le Dily veuve, née Hamon, est inscrite comme débitante en 1906.


22. Un bar au numéro 57
Pierre et Marie Lecoq sont inscrits comme débitants en 1906.



23. LE CAFÉ DUDAL, CHEZ JOSIANE Un bar-épicerie est créé en 1896 à l’angle des rues Cuvervile et Luzel, mais l'adresse est celle du 60 rue Luzel. Josiane Dudal ( née L’Hôtellier) a été la dernière propriétaire alors que son arrière-grand-père avait acheté cette échoppe en 1896. Louis Hillion et son épouse Marie, dans les années 30 (recensement de 1936), puis Tonton Pierre, l’oncle de Josiane qui est resté derrière le comptoir de 1942 à 1957, Mme Lelévrier et M et Mme Quenesson lui ont succédé. En mai 1969, Josiane L'Hôtellier a repris l’affaire. Avant les apéros de voisins organisés dans le quartier, un repas fin juin avait lieu devant le café. « Chez Josiane » a fermé en août 2010.


ANECDOTE
Claude Corack se souvient qu'un peu plus haut que le café DUDAL sur la droite, après la rue du Pré Chesnay, il y avait une ferme avec quelques vaches. Le fermier menait ses vaches sur le Tertre dans l'ancienne scierie pour se nourrir des herbes. Tout ça c'était à la fin des années 40

24. CHEZ CARRO puis CHEZ ROUALLAN et plus tard CHEZ THÉO
Au 61 rue Luzel, il y avait déjà dans les années 40 un bar-épicerie-restaurant que l'on l'appelait "Chez Carro".
Le fils Carro est devenu ensuite patron d'une petite menuiserie sur le tertre Marie-Dondaine, en bordure de la rue Luzel.
Au début des années 60, le bar a changé de nom pour s'appeler "Chez Rouallan" . On y rentrait sur le côté et le bar occupait tout ce côté du rez-de-chaussée de cette grande maison en granit, juste avant le pont. Plus tard, on a appelé ce bar "Chez Théo". Théo a repris ensuite le "Bar de l'espérance".


ANECDOTE

Roger Gicquel dont la mère tenait le bar juste à côté de "Chez Carro" se souvient qu'au début des années 60, il y avait une télé dans la famille Carro. Les enfants du voisinage venaient voir les grands événements, c'est ainsi que Roger se souvient d'avoir vu le combat d'Henri Corack pour un championnat de France. "C'était un peu l'idole du quartier !"

25. LE BAR DES DEUX PONTS, CHEZ GICQUEL
Au 65 rue Luzel, après le pont en allant vers Ploufragan, c'était un bar-épicerie appelé "Le bar des deux ponts". Il était tenu par François Pécheux dans les années 30 (recensement de 1936) et jusqu'au début des années 60. Ensuite, vers 1965, c'est Francine Gicquel qui a repris l'affaire. Son mari avait une entreprise où il vendait du cidre.
On y trouvait un peu de tout, de l'épicerie, de la charcuterie, des pointes, des casseroles, des cigarettes etc. Les gens disaient c'est "Le petit Mammouth" (du nom d'une chaine de grandes surfaces de l'époque). Le bar faisait aussi resto ouvrier.
Beaucoup de cheminots s'y retrouvaient et les gens du quartier y faisaient aussi leurs courses. Les ouvriers de l'usine Sambre et Meuse représentaient aussi une clientèle assidue.


ANECDOTE
Roger Gicquel, le fils de la maison se souvient :
"On disait Le bar des deux ponts et au début des années 50 sur le pont, c'était écrit avec du goudron "Pont Henri Martin" du nom d'un militant communiste, opposé à la Guerre d'Indochine...
C'était un bar qui marchait très bien, il faut dire qu'à cette époque les ouvriers ne savaient pas rentrer chez eux sans boire un coup au bistrot !
Les gens prenaient "à l'ardoise". Ils avaient un compte ouvert et tous les 5 mois, ils venaient régler. Il fallait faire des additions à n'en plus finir...Le bar faisait aussi restaurant et quand les gens avaient leurs congés on organisait "les têtes de veaux". Ces grands repas étaient très arrosés, ça buvait beaucoup et mon père, Roger, devait remettre de l'ordre. Il fallait souvent raccompagner les clients chez eux."

26. LE BAR DE LULU
Rue Luzel, il y avait aussi "Le bar de Lulu" qui a quitté le quartier en 1965 et s’est installée aux villages.Il reste à le localiser...

Rue de Trégueux : Chez Rault puis Chez Line, chez Ruellan, L'horizon et Chez Monique, Sixties

Dans le recensement de la population en 1901, on apprend le nom de deux propriétaires de débits de boissons à la Croix-Perron : Théophile de Gestin et Jean-Louis Philippe. En 1906, il s'agit de Marie Morvan, née Glon, débitante au numéro 24 et de Jeanne Marie Bresset, débitante. Ce sont peut-être les anciens propriétaires d'un de ces établissements mais le secteur a tant changé qu'il est difficile de les situer.


27. CHEZ RAULT, CHEZ MAHÉ, CHEZ LINE
Avant les années 1940, à la Croix Perron, au numéro 2 de la rue de Trégueux, il y avait un bar. Cet établissement a été tenu par M et Mme Rault en attendant que leur boucherie-charcuterie finisse d'être construite juste en face, en 1940.
Dans les années 50 et jusqu'au début des années 70, le bar était tenu par M et Mme Mahé. C'était le rendez-vous des boulistes.
A la fin des années 50, début des années 60, M et Mme Mahé étaient les seuls dans ce secteur a posséder le téléphone, les gens du quartier y allaient aussi pour ça. Dans la cour Mme Danno, la nièce de Mme Mahé avait son salon de coiffure.
Plus tard, dans les années 70 et 80, ce bar s'est appelé "Chez Line", la patronne s'appelait Line Dabat, son mari s'appelait Fernand. Aujourd'hui ce bar est remplacé par le restaurant "L'Ours herbivore". Le bar de la Croix Perron était le siège de l'Amicale des Médaillés Militaires de Saint-Brieuc en 1995.

28. CHEZ RUELLAN, LE CHASSE SPLEEN, L'ARMORIQUE
Chez Ruellan est un café qui existait au 8 de la rue de Trégueux, sur le côté droit en descendant. Si vous passez aujourd'hui vous verrez deux grandes portes de garage qui ont remplacé la vitrine. Ce café était tenu par Monsieur et Madame Ruellan. M. et Mme Ruellan tenaient un stand tous les ans à la Foire St Michel en septembre et ils vendaient des galettes-saucisses.
En 1996 existait le bar-restaurant L'Armorique, au début de la rue de Trégueux, certainement au numéro 19, appelé à un autre moment "Chez Ruellan".

Avant de fermer, cet établissement s'est appelé "Le Chasse spleen".




29. Bar du numéro 26
Au numéro 26 se trouvait le bar de Julie Thomas, inscrite comme "débitante" dans le recensement de 1936


30. Bar du numéro 28
Au numéro 28 se trouvait le bar d'Ernestine Ruellan, inscrite comme "débitante" dans le recensement de 1936



31. L'HORIZON
Depuis juillet 2013, on trouve aussi le bar-restaurant de l'Horizon au 43 rue de Trégueux. Les propriétaires, Rodolphe Thollon, Joël Thouron et Marc Fernandez, tenaient auparavant le Chasse Spleen.


32. Bar du numéro 48
Au numéro 48 se trouvait le bar de Jean Jégou, inscrit comme "débitante" dans le recensement de 1936


CHEZ MONIQUE (hors de Robien)
« Chez Monique », est un café ouvert par Monique Guégan-Oréal et Christian Guégan en 1976 au 114 rue de Trégueux (donc un peu en dehors du secteur de Robien). La terrasse et les pistes de boules bretonnes créent une autre ambiance aux beaux jours.La cessation d'activité est intervenue le 4 août 2015.


LES SIXTIES (hors de Robien)
Au 121 rue de Trégueux, le bar Les Sixties, tenu par Gérard Bohec qui a cessé d'exercer le 8 novembre 1995. Le bar-restaurant s'est ensuite appelé "L'intense" avant de fermer définitivement en novembre 2012 et d'être transformé en habitation aujourd'hui.


Boulevard Hoche, Le Café du Dimanche et Le Tourbillon

33. LE CAFÉ DU DIMANCHE
Le café du dimanche situé au 115 boulevard Hoche a fonctionné de 2015 à 2019. C’était un lieu atypique, créé par Louise Dilasser et Lan Mafart. Dans ce bistrot, ouvert uniquement en fin de semaine, on pouvait boire un verre mais aussi écouter de la musique, participer à un radio-crochet, partager un moment autour de jeux de société, découvrir l’art postal, écrire des cartes de voeux personnalisées, se faire faire un tatouage éphémère.
Tout le monde ne se résout pas à cette fermeture et un collectif s'est déjà réuni pour envisager une suite à cette belle aventure.


34. LE TOURBILLON
Le Tourbillon, appelé aussi chez Ramio se trouvait à l'angle du boulevard Hoche et de la rue de Robien.
Le Tourbillon se transformait le midi en restaurant ouvrier et il arrivait à Madame Ramio de commander jusqu’à 150 côtelettes à André et Simone Beloeil pour un déjeuner.
Les amateurs de combats de boxe (qui se tenaient dans la grande salle des fêtes de Robien) allaient au Tourbillon à l'entracte des combats pour boire un coup. Le bar faisait le plein ces soirs-là.

Boulevard Carnot, un bar encore ouvert : La Passerelle !

35. LA PASSERELLE

En fait le seul bar qui continue d’assurer la fonction d’un bar de quartier à Robien est « Le bar de la Passerelle », un bar-tabac-loto-journaux qui résiste bien. Il est situé 33 boulevard Carnot. C'est un lieu où se retrouvent les habitués et les passants de plus en plus nombreux avec le déplacement de la gare routière du côté Robien. Ce bar a une existence plus longue qu’on peut le croire à priori, peut-être du début 1900…
Dans les années 30, c'était le café de Aimé et Victorine Lainé. dans les années 60, il était tenu par Yvette Le Liboux et dans les années 90 par Marcel Daniel.

Rue de l’Abbé Garnier : Le café de la Croix Verte

36. LE CAFÉ " A LA CROIX VERTE"
Le café "A la Croix Verte", au 3 rue Abbé Garnier, est un bar très ancien du quartier. On peut le reconnaitre sur un détail d'une carte postale du début des années 1900.
En 1901, dans le recensement de la population on apprend que les propriétaires de ce débit de boissons sont Jean et Louise Durand. Plus tard, dans les années 1930, le Café "A la Croix Verte" était tenu par Joséphine Calannec dont le mari était maréchal-ferrant.
Plus récemment, c'est Maryvonne Noël qui en était la propriétaire à partir de 1970. Tout le monde se connaissait dans ce bar et avait un surnom. « Mary Picsou » était celui de la patronne. Dans un article de Ouest-France du 8 janvier 1998, le journaliste donne la parole aux clients du bar : « On appelle la patronne comme ça, car bien que l’on soit des amis, elle nous pique nos sous. Heureusement, elle pique aussi ceux des impôts. Les employés sont clients. Maryvonne se souvient des grèves de 1989 : « Les revendications se sont négociées chez moi ».
Une partie de cet ancien bar est devenue la boutique des fleuristes Bouhezza qui existait encore dans les années 90.
Jusque dans les années 2000, le bar était le siège de l'Amicale des Médaillés Militaires de Saint-Brieuc.Aujourd'hui cet établissement est une maison abandonnée, juste à côté du restaurant italien Stella Maris, ouvert en 2003.

37. LE CAFÉ MORVAN
Au début des années 1930, au carrefour de la Croix Perron à l'emplacement de l'espace vert, à côté de l'ex-salle de bains-douches, se trouvait "Le Café Morvan", tenu par Françoise Morvan (née en 1877 à St Donan). Son activité est mentionnée dans les recensements de 1931 et 1936. C'était le numéro 13 de la rue Abbé Garnier.
Plus tard, dans les années 1960, c'était une dame seule, Mme Baudet, qui tenait ce bistrot.
Monsieur Morvan, le propriétaire était conducteur des travaux à la ville de St Brieuc. Il a vendu le terrain et la maison à la Ville pour procéder à la modification de tout ce secteur qui a beaucoup changé. Il ne reste donc pas de traces de ce bar qui a été démoli en 1972.


ANECDOTE :
Jean Pierres, né en 1925, raconte dans un article de Ouest-France des souvenirs du Café Morvan. Il se souvenait que pour obtenir gratuitement une bolée de cidre au café Morvan, les mômes rendaient de menus services.



EN 1906
Au lieu-dit "La Croix-Perron", en 1906, au numéro 24, Jean-Louis Philippe était inscrit comme cabaretier. Il est difficile de situer cet établissement car les numéros et les lieux ont changé.

Paroles d'habitants, Le Tout va bien et Chez Line

Jean-Claude Le Chevère nous livre ce témoignage : "En tant que cyclotouriste à l’ACB (le club briochin a compté plus de 300 licenciés dans les années 80, c’était alors le premier club de France) j’ai fréquenté deux établissements robiennais, le Tout Va Bien et la Croix Péron.

Le Tout Va Bien constituait notre point de chute lorsque nous rentrions par la route de Quintin. Le café était bondé (habitués, joueurs de tiercé et cyclos) et il fallait parfois attendre pour avoir une table. Le patron de l’époque (deux autres lui succédèrent), Jean Andrieux, qui avait une certaine expérience des brasseries parisiennes, n’arrêtait pas d’une table à l’autre. Il avait une mémoire phénoménale, ne notait rien et ne se trompait jamais dans ses commandes.
Le plus souvent nous nous arrêtions à la Croix Perron, longtemps tenu par Line, une maîtresse femme qui n’hésitait pas à remettre en place un client dont la tenue laissait à désirer. Elle personnifiait l’endroit. On disait d’ailleurs : « on va boire un pot chez Line ; » Le dimanche midi le café était toujours plein et pour nous, cyclos, il offrait l’avantage d’avoir une cour où nous pouvions ranger nos vélos en sécurité".

Paroles d'habitants

Souvenirs des années 50, de Lucien Pally, un ancien habitant de la rue Luzel.

« De Sambre et Meuse à l’entrepôt de chemin de fer où œuvraient 450 apprentis, de l’usine Glémot qui fabriquait des sandales en caoutchouc, aux cimenteries Gaudu, des brosseries Bullier aux célèbres conserveries Saupiquet, toutes les fabriques laissaient échapper, chaque midi, des flots de travailleurs qui se pressaient dans les cafés du quartier »

Paroles d'habitants

Michel le Borgne, depuis longtemps dans le quartier nous fait aussi un petit rappel.

« Les bistrots assuraient du lien social, les yeux dans les yeux, mais aussi avec parfois ou souvent des bagarres liées à l'alcool et en particulier avec petits rouges de Dom José ! "Si tu bois tu meurs, si tu ne bois pas tu meurs quand même, alors bois mais du DJ !"

Paroles d'habitants, Chez Poinsignon

Jean-Claude Le Chevère nous livre cet autre témoignage :

"Chez Poinsignon le patron était généreux pour les doses de pastis, il ne savait jamais s’il en avait mis assez. Et il était connu pour sa discrétion exemplaire. Il savait jouer les ignorants si quelqu’un lui demandait un renseignement. Si un client revenait plusieurs fois le même jour il le saluait à chaque entrée comme s’il ne l’avait pas vu depuis la veille. Et la dame, qui courait après son mari légèrement porté sur la bouteille pour le ramener à la maison, se voyait répondre invariablement : « Désolé, Madame, mais je ne me rappelle pas l’avoir vu aujourd’hui », même si le mari en question venait à peine de quitter les lieux".

Sources

Archives municipales, dossier de presse des années 1996 et 1998 avec des articles de Ouest-France.
Archives départementales en ligne. Recensement de la population 1901, 1906, 1911, 1936.

Site internet, greffe du tribunal de commerce.

Google street pour les captures d'écran et les recherches à distance pendant la période de confinement.Des renseignements ont aussi été fournis par Michel Le Borgne.
Alain Le Flohic, Josiane L'Hotelier et Gérard Huet ont précisé ce qui concerne les bars de la rue Luzel.
Jeannine Boulain a transmis des informations et des photos sur Le Chêne Doré, rue Jules Ferry.
Jean-Claude Le Chevère a apporté de nombreux éléments, qu'il tient lui-même pour beaucoup de Claude Le Sayec, originaire du quartier où il a presque toujours vécu.
André Bougeard, un ancien du quartier, a retrouvé plusieurs noms de bistrots, ainsi que Jean Viguier.

Claude Corack a donné des précisions sur le bars de la rue Luzel dans les années 40-50.
Roger Gicquel, pour les histoires tenu par ses parents. Entretien mai 2020

Recherches, coordination et photos Richard Fortat, mars et avril 2020