L'histoire de la rue François Villon, ex « chemin de la poudrière »

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  • Maison de Mme Bigot, 2 rue François Villon
    Maison de Mme Bigot, 2 rue François Villon
  • Vue aérienne, rue François Villon et rue Chapelain de la Ville Guérin
    Vue aérienne, rue François Villon et rue Chapelain de la Ville Guérin
  • Acte de vente 1950. Document de Mme Bigot
    Acte de vente 1950. Document de Mme Bigot
  • Maison de Mme Bigot avant transformations, 2 rue François Villon
    Maison de Mme Bigot avant transformations, 2 rue François Villon
  • Plan des terrains du chemin de la poudrière. On voit le petit chemin qui descendait vers le Gouédic.
    Plan des terrains du chemin de la poudrière. On voit le petit chemin qui descendait vers le Gouédic.
  • Acte de vente 1926, 2 rue François Villon
    Acte de vente 1926, 2 rue François Villon
  • Acte de vente 1926. Document de Mme Bigot
    Acte de vente 1926. Document de Mme Bigot
  • Maison de Mme Bigot, 2 rue François Villon
    Maison de Mme Bigot, 2 rue François Villon
  • Accès au deuxième niveau de la maison de Mme Bigot, 2 rue François Villon
    Accès au deuxième niveau de la maison de Mme Bigot, 2 rue François Villon
  • Le rocher affleure. Terrasse de Mme Bigot, habitante de la maison du 2 rue François Villon.
    Le rocher affleure. Terrasse de Mme Bigot, habitante de la maison du 2 rue François Villon.
  • Emplacement de la Poudrière.
    Emplacement de la Poudrière.
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Une rue à la limite du quartier Robien.


La rue François Villon n’est pas très connue, elle est située à l’extrémité sud du quartier de Robien à St Brieuc. Les promeneurs l’aperçoivent sur leur droite quand ils descendent la rue Louis Blanc pour aller à l’étang de Robien. Elle est séparée par une mince bande de terrain de la rue Chapelain de la Ville Guérin.


La poudrière


Cette rue s'est appelée "chemin de la Poudrière",  jusqu'au 9 avril 1963 où, par une délibération du conseil municipal, elle a pris le nom de rue François Villon.
Ce nom de "poudrière" vient du fait qu'entre ces deux rues, il y avait un entrepôt de poudre. Celui-ci était gardé par des militaires encore au début du siècle. Il fut abandonné par l'armée beaucoup plus tard.

Les habitants des premières maisons du secteur vivaient-elles en sécurité à côté de ce dépôt de munitions? Nous n'avons malheureusement pas de témoins pour en parler !
Nous ne savons pas non plus si ce dépôt contenait encore des munitions quand les premières maisons ont été construites...
Quelques maisons sont bâties dans cette rue sur le côté droit en montant. La poudrière se situait plus bas que la première maison.
A l’origine ce terrain était assez plat, le roc le limitait côté nord.
Il faut aussi imaginer que le chemin de la poudrière n’était pas large et qu’il n’y avait pas cet espace remblayé et aplani pour les besoins de stationnement de l’usine St Brieuc Fonderie.
Le chemin donnait à pic sur le ruisseau du Gouëdic et un petit sentier y descendait en partant du sentier de la poudrière comme on le voit sur un plan.


Au début des années 60, des témoins oculaires se souviennent de cet édifice qu'ils décrivent comme une sorte de construction simple, en pierres, de taille moyenne (3 mètres de haut) et de forme plutôt cubique.

Ne présentant plus d'utilité, on peut conclure que cette construction fut certainement détruite dans les années 60.

Le site de la poudrière à l'heure actuelle.


De nos jours la végétation a tout envahi et en particulier un gros chêne a poussé. La végétation et la terre visibles aujourd’hui sont le résultat de l’érosion et de terres des jardins de la rue Chapelain de la Ville Guérin.


Le lotissement de la poudrière 1926


En 1926, Armand Béziers de Lafosse (né en 1894) vend un terrain à M et Mme Lejeune. Constant Lejeune est employé au chemin de fer et habite avec son épouse à Robien, au lieu-dit « Le Coucou ».

Comme l’indique le plan dans l’acte de vente, dans cette « rue », il n’y a que trois parcelles : la maison située le plus en haut de la rue est celle de M. Mesléard, suivie de celle de M. Ernest Roy (la plus grande parcelle).
Ernest Roy possédait une scierie dans le quartier, rue André Gide, avant que M. Aubin la reprenne.


Enfin, la dernière parcelle de 300 m2 est vendue à M. Constant Lejeune. Ces terrains ont la particularité d’être situés sur deux niveaux : un niveau bas, au niveau du chemin de la poudrière, et un niveau haut qui donne dans ce qui sera plus tard la rue Chapelain de la Ville Guérin. (voir la photo aérienne).


La rue François Villon aujourd'hui


A l’heure actuelle il n’y a que 6 maisons dans cette rue mais seules celles des numéros 2 et 4 sont les maisons des années 20. C’est Mme Bigot, habitante actuelle du numéro 2 de la rue depuis 1991, qui a eu l’amabilité de nous donner connaissance de son acte de vente. Mme Bigot a su tirer admirablement profit de l’emplacement très particulier de sa maison et de son terrain sur deux niveaux.


Document annexe : précisions sur le vendeur des terrains, M. Béziers de Lafosse.

Le nom de Béziers de Lafosse revient souvent dans l'histoire du quartier de Robien, pas seulement par le nom de la rue mais parce que la famille possédait une grande partie des terrains dans la partie sud de Robien. Nous l'avons déjà vu dans un article sur la vente d'un terrain dans ce qui deviendra l'avenue des Tilleuls.

Le terrain vendu, dans le cadre de ce petit lotissement de 1926 de la Poudrière, n’est qu’une petite parcelle (numéro 455 de la section D) de ce qui était avant appelé « La ferme du Clos » appartenant à Mme Louis Blaize depuis 1898.
M Louis Blaize (père de M. Emile Blaize) l’avait acquis le 6 janvier 1857.

M Béziers de Lafosse est veuf en premier mariage de Mme Rose Marie Jarnouen de Villatray et en deuxième mariage de Mme Louise Marie Félicité Alexandrine Blaize.

Avec Mme Blaize il a eu deux enfants dont l’un est décédé (c’est le sergent Béziers de Lafosse qui a donné son nom à la rue). L’autre enfant est le vendeur du terrain. Il s’agit de Armand Édouard Hippolyte Béziers de Lafosse (né en 1894), docteur en droit, juge honoraire, demeurant Pordic, villa Ker Joseph.

Sources

Acte notarié de 1926, vente d'un terrain entre M. Armand Béziers de Lafosse et M et Mme Lejeune.

Les rues de Saint-Brieuc, leur histoire, leurs curiosités ». 1947, J. B. Illio.

Entretiens avec Mme Bigot, habitante de la maison du 2 rue François Villon

Témoignage de Claudine Rizzo, mai 2020.

Renseignement de Christian Pinçon à propos de son grand-père M. Ernest Roy.

Recherches Richard Fortat. Mai 2020. Transmettez vos remarques et compléments d'information à l'aide du formulaire de contact, merci d'avance.